Résultats élections européennes : l’extrême droite arrive en force aux Pays Bas

Après le dépouillement de 92% des bulletins de , le d’extrême droite de s’impose comme la deuxième force du pays à l’issue du pour l’élection des députés de Strasbourg.

wilders-UE-europeenne-elections-pays-bas-europeLe Néerlandais , ses cheveux blonds peroxydés, ses slogans xénophobes et son rejet de l’UE. Voilà la première image laissée par les élections européennes. L’homme qui rêvait d’«abattre de l’intérieur» le de Strasbourg a donné le ton au ouvert jeudi aux Pays-Bas et en Grande- : son pour la liberté (PVV, extrême droite) a obtenu 16,9% des voix aux Pays-Bas, selon des résultats partiels portant sur 92,1% des bulletins de .

Pour sa première participation aux élections européennes, il remporterait quatre des 25 sièges néerlandais au de Strasbourg, un de moins seulement que les démocrates-chrétiens () du , avec 20 % des voix. Le PVV devancerait également les travaillistes (12,2 %), membres de la coalition gouvernementale.

Après avoir rompu les amarres avec son mentor libéral - l’homme de la directive sur la libéralisation du marché européen des services -, a repris à son compte l’héritage du populiste Pim Fortuyn, qui claironnait que les Pays-Bas avaient «fait le plein» d’immigrés. Wilders est notamment l’auteur du film Fitna, un brûlot dans lequel il comparait le Coran à Mein Kampf d’Adolf Hitler.

Une forte

Repoussant dans un même élan les musulmans et les institutions bruxelloises, avait effectué sa première percée électorale lors du rejet du traité constitutionnel européen par les Néerlandais en 2005. Quatre ans plus tard, profitant de la perte d’influence des autres opposants à ce traité, il a eu le champ libre pour expliquer qu’il fallait « moins d’ et plus de Pays-Bas », et surtout pas de au sein de l’UE. Jadis considéré comme un trublion, le chef du PVV ne fait pas mystère de ses ambitions : «J’espère qu’aux prochaines élections législatives (en 2011, NDLR) on fera encore mieux et qu’on deviendra le premier des Pays-Bas», a commenté Wilders.

Le taux de participation aux Pays-Bas était jeudi soir de 40 %. Le fort taux d’ attendu un peu partout en , ajouté au mécontentement qui se nourrit de la crise économique, offre un contexte favorable aux mouvements d’extrême droite qui, de la Bulgarie à la Finlande, ont multiplié les provocations racistes ces dernières semaines.

Avec son «Les boulots britanniques aux travailleurs britanniques», Nick Griffin, le président du British National Party, espère bien lui aussi faire son entrée au de Strasbourg.

En Autriche, le FPÖ, la troisième force du pays depuis les dernières législatives, dont les affiches revendiquent «l’Occident aux mains des chrétiens », est bien placé pour obtenir des élus. Comme le bulgare Ataka, particulièrement violent envers la voisine, ou celui de Grande Roumanie, qui vante les mérites des «chrétiens et patriotes pour débarrasser le pays de ses voleurs».

Comme le Front national du Français Jean-Marie Le Pen, qui espère bien à nouveau envoyer sept eurodéputés à Strasbourg.

En République tchèque, le national, qui a diffusé un clip vantant une «solution finale pour la question tzigane», et en Hongrie, les ultranationalistes de Jobbik, qui ont multiplié les marches militaires, auront, en revanche, plus de mal à franchir les portes du européen. Mais leur arrivée n’est pas à exclure.

Source: le Figaro

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