Elections européennes : 161 listes et deux semaines pour trouver des électeurs
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161 listes de candidats aux élections européennes sont déposées. Le temps de quelques vérifications et elles seront publiées lundi en fin d’après-midi, jour où commencera la campagne officielle.
168 listes s’étaient disputé les suffrages des Français en 2004. Mais, sur les quarante et un partis qui concouraient, sept seulement avaient eu des élus. Il faut en effet au moins 5 % des suffrages pour participer à la répartition des sièges, à la proportionnelle, dans chaque circonscription.
Au total, la France a droit à 72 députés cette année, six de moins qu’il y a cinq ans.
L’Ile-de-France concentre l’enjeu politique. S’y affrontent des personnalités plus en vue que dans les autres circonscriptions. Michel Barnier, Rachida Dati et Jean-Marie Cavada en tête de la liste UMP. Harlem Désir, Pervenche Bérès et Benoît Hamon, tous trois eurodéputés sortants, en tête de la liste socialiste.
Daniel Cohn-Bendit, à nouveau candidat en France, et Eva Joly, ancienne magistrate d’origine norvégienne ayant la double nationalité pour Europe-Écologie. Marielle de Sarnez pour le MoDem. Olivier Besancenot, en position non-éligible, pour son Nouveau Parti anticapitaliste.
Des candidats peu assurés. Certains ont changé de région par rapport à 2004. Les socialistes Vincent Peillon, Henri Weber, Benoît Hamon. Têtes de liste, l’un en Sud-Est, l’autre en Auvergne, les deux premiers n’ont pas de crainte mais leurs colistiers peuvent pâtir d’un mouvement d’humeur des électeurs. C’est aussi le cas de l’élue du Front national Marine Le Pen qui, en se présentant dans le Nord-Ouest, a provoqué une scission de son parti. Son père reste fidèle au Sud-Est.
En confiant la tête de liste à Dominique Baudis, dans le Sud-Ouest, l’UMP ¯ en réalité le président Sarkozy ¯ a pris des risques avec Alain Lamassoure, un pilier du Parlement européen, relégué, par le jeu de la parité un homme-une femme, à la troisième place. Continuité à l’UMP, en revanche, dans l’Est (Joseph Daul) et le Sud-Est (Françoise Grossetête).
Le duel UMP-PS qui avait tourné à l’avantage du PS (31 élus contre 17) en 2004, pourrait être arbitré par le MoDem et Europe-Écologie, voire Le Front de gauche, NPA ou, à droite, Libertas. Tous veulent changer l’Europe mais il faut une majorité et les Français ne représentent que 10 % des députés.
Source: Ouest-france
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