Bayrou accuse le PS et l’UMP d’hypocrisie

Le président du , dont les listes sont créditées de 13% d’, réaffirme sa volonté d’en finir avec le bipartisme et de rassembler le plus d’électeurs possible.

francois-bayrou-barroso-ue-union-europe-bruxelles-modemDans un entretien accordé à Libération mardi 26 mai, le président du , , dont les listes sont créditées de 13% d’intentions de votes pour le scrutin aux élections européennes du 7 juin, dénonce l’ du et de l’, tout en se voulant rassembleur de l’électorat français, qu’il soit gaulliste ou socialiste.
En réponse à sa volonté absolue de se démarquer du et de l’, le président du , a taxé les deux partis de “gang des hypocrites”.
Leurs équivalents européens : le PSE pour la gauche, le PPE pour la droite, “font mine d’être en désaccord”, mais en réalité “ils jouent ensemble à ”, explique-t-il.
Il donne à titre d’exemple le cas de José Manuel qui ne pourrait pas être renommé, si les deux formations européennes ne s’étaient pas entendues, alors qu’en France le décrie le président de la Commission européenne.

Plus de : “C’est la faute à

, qui “assume parler de France et d’ en même temps”, a deux objectifs pour ces élections. Une “vision dynamique et exigeante de l’ européenne” () doit s’imposer et mettre fin à la à laquelle les Européens sont confrontées.
Le deuxième objectif concerne les citoyens : l’ “doit devenir leur affaire et pas seulement de quelques initiés”.
Le fait deux propositions concrètes: “aucune décision ne doit pouvoir être prise sans débat préalable, lancé publiquement au moins trois mois à l’avance” et toute délibération impliquant les gouvernements doit être rendue publique, “pour qu’on ne puisse plus dire à Paris ‘c’est la faute à ’”.
Le troisième homme estime que l’ est une démarche coopérative associant pays et peuple.
au centre de la , explique cette focalisation par le fait que lorsque quelqu’un “est la cible d’attaques générales (…) cela signifie que (l’on) est entendu par les citoyens”, qu’il souhaite rassembler mais pour lesquels il ne lance “ni appel d’offre, ni OPA”. Rassembler, élargir, oui, c’est même une “obligation”, mais pour laquelle l’homme refuse perdre de vue ses “repères et lignes de force”.

Un rejet de la république inféodée

Alors que tacle le et l’, il insiste néanmoins sur le pluralisme nécessaire et sur son rejet de la “République inféodée à un seul parti”, ainsi que du “bipartisme”. “Une offre politique nouvelle apparaît”, le temps d’une majorité de reconstruction, qui devra “être pluraliste et associer différentes sensibilités” est venu.
se propose d’incarner ce changement en rassemblant les électeurs gaulliste comme socialiste, mais en insistant sur le fait qu’ils viennent “sinon avec leurs armes, du moins avec leurs bagages”.
Allusion à François Mitterand qui avait demandé aux militants de la gauche chrétienne fraîchement débarqué au , de “laisser leurs armes et bagages au vestiaire”.
L’homme souhaite incarner ce pluralisme mais surtout le “garantir à long terme”. Le temps du bipartisme , est terminé estime-t-il.
Interrogé sur son “obsession présidentielle”, le président du explique ainsi que “certaines personnes pensent (qu’il) aura la bêtise de passer (sa) vie en (se) rêvant à l’Elysée”, mais il reconnaît néanmoins penser que la présidentielle est “la seule élection qui peut vraiment changer les choses sans être obligé de se prêter à des accommodements”.

Source: le NouvelObs

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Il y a un 1 commentaire. »

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